CHRISTINA YANG
Nom : YANG
Prénom : Cristina
Statut : En relation avec Owen Hunt
Profession : Interne puis résident au Seattle Grace Hospital
Famille :
- Parents : Helen – père décédé
- Beau-père : Saul Rubinstein
Aime : Assister à des interventions chirurgicales très compliquées
Déteste : Perdre - qu’on lui dise ce qu’elle doit faire - les câlins
Points forts : Intelligente - ambitieuse – compétitive - franche
Points faibles : Autoritaire – agressive – manque de tact – aucun sens des relations humaines
Particularités : Dyslexique – parle couramment le coréen et le français
Surnoms : Le Robot
Vie personnelle et carrière :
Cristina Yang, d’origine coréenne, a grandi dans le milieu privilégié de Beverly Hills, entre sa mère et son beau-père, chirurgien dentiste. Ce n’est pourtant pas ce dernier qui est à l’origine de sa vocation professionnelle, mais bien un drame familial. Alors qu’elle avait neuf ans, Cristina et son père ont été victimes d’un accident de voiture et, durant les longues minutes qui ont précédé l’arrivée des secours, la petite fille a comprimé de ses petites mains la blessure béante de son père, pour empêcher celui-ci de se vider de son sang. En vain.
Cette perte cruelle va déterminer toute la personnalité de Cristina. Cela va également la motiver à entreprendre et, surtout, à réussir haut la main des études, et ce bien qu’elle souffre de dyslexie. Diplômée du Smith College, elle obtient ensuite son doctorat en biochimie à l’Université de Berkeley, avant d’entamer des études de médecine à l’Université de Stanford, d’où elle sortira major de sa promotion. Avec un tel palmarès, elle ne pouvait qu’intégrer le meilleur programme d’internat du pays, celui du Seattle Grace Hospital.
Dès le début, sa concentration à toute épreuve, sa froide détermination et son esprit de compétition en font la candidate idéale. Mais son arrogance, son agressivité et son manque d’empathie lui attirent souvent les foudres de ses collègues qui, très vite, la surnomment, le robot. Et en effet, rien n’est plus important pour la jeune femme que de participer aux interventions chirurgicales, si possible les plus compliquées, et peu importe la façon d’y arriver. Son ambition : devenir la meilleur dans son domaine et si, pour cela, elle doit écraser les autres, elle n’hésitera pas.
Une seule personne ne se montre pas impressionnée par Cristina. Il s’agit de Meredith Grey. Dès leur premier jour d’internat, elles ont été liées, sans le savoir, par leurs similitudes : leur relation amour-haine avec leur mère, l’absence du père, leur envie de se concentrer uniquement sur leurs études, leur refus quasi viscéral d’afficher leurs sentiments… Cristina devient rapidement un modèle pour Meredith, comme une grande sœur, à tel point que, longtemps, Meredith pensera que sa vie est calquée sur celle de son amie, et que tout ce qui arrive à l’une s’applique à l’autre.
Sous la tutelle de Preston Burke, Cristina confirme sa passion pour la chirurgie cardio-thoracique. Elle se donne corps et âme à cette discipline et, grâce à son mentor, fait rapidement des progrès considérables. Le coup de feu dont est victime Burke va lui donner l’occasion d’encore se perfectionner. Le chirurgien titulaire a conservé des séquelles de cet accident et sa main tremblante ne lui permet plus d’assumer aussi sûrement certaines interventions. Alors, Cristina, à l’insu de tous, va le couvrir, acquérant par-là même un énorme pouvoir : aménager ses horaires, choisir ses équipes, mais surtout le seconder dans les opérations qu’il n’est plus à même de faire-lui-même. Ce régime de faveur va éveiller la jalousie de ses camarades, mais aussi la suspicion, notamment celle de George. Il confronte à plusieurs reprises Cristina. Elle craque et va tout avouer à Richard Webber qui, pourtant, ne la sanctionnera pas, puisqu’il n’y a eu aucune victime.
Après le départ de Preston Burke, Cristina doit affronter sa remplaçante, Erica Hahn qui ne l’apprécie guère. Sous le prétexte qu’elle a déjà été trop favorisée par le passé, la titulaire la tient à l’écart de toutes ses interventions ou ne lui donne que des tâches mineures à remplir, allant même jusqu’à l’humilier devant tout le monde. Malheureusement, Cristina ne tire aucune leçon de cette histoire puisque, devenue résidente, elle se conduit de la même façon avec ses internes, qu’elle affirme haut et fort détester. D’ailleurs, elle ne prend même pas la peine de mémoriser leurs noms, préférant les différencier par un numéro. Elle ne voit en eux que des exécutants des basses besognes, négligeant trop souvent de leur enseigner ce pour quoi ils sont là, les techniques chirurgicales. Cela incitera les internes à créer un club au sein duquel ils vont pratiquer des interventions les uns sur les autres. L’affaire révélée, Cristina sera tenue pour responsable, sera sanctionnée et essuiera les foudres de ses pairs, dont la plus dure sera Meredith, ce qui mettra à mal leur amitié pendant un moment.
Mais tous ces faits, et d’autres encore, ont ébranlé les certitudes de Cristina qui se montre peu à peu plus humaine, ce qui s’avère être un bénéfice autant dans sa vie personnelle que dans ses relations avec les patients.
Vie amoureuse :
Pour aimer, Cristina a avant tout besoin d’admirer. Et qui admire-t-elle le plus ? Les chirurgiens talentueux et renommés.
Le premier, Colin Marlowe, était son professeur à Stanford. Ils ont vécu une relation de trois ans durant laquelle le chirurgien a demandé la main de son élève à plusieurs reprises, essuyant toujours un refus. En effet, Cristina n’est pas une adepte du mariage, institution qu’elle juge aliénante et destinée aux faibles. Une fois son diplôme dans la poche, elle rompt avec Marlowe pour intégrer le programme du Seattle Grace Hospital.
Elle ne pouvait être qu’impressionnée par Preston Burke, chirurgien cardio-thoracique, tout comme Marlowe, et accessoirement héritier probable de Richard Webber au poste de chef du service de chirurgie. Ils entament rapidement une relation que Cristina préfère garder secrète, ne voulant pas qu’on la soupçonne de bénéficier d’une quelconque promotion canapé. Elle a également tiré les leçons de l’aventure que Meredith vit avec Derek Shepherd. Elle ne veut pas que tout l’hôpital soit au courant des moindres faits de sa vie privée.
Et surtout, elle n’est pas prête à s’engager. Alors la clandestinité lui va très bien. Malheureusement, Preston n’est pas du même avis et préfère mettre un terme à leur relation, d’autant plus qu’il craint qu’elle ne nuise à ses ambitions. Au même moment, Cristina se rend compte qu’elle est enceinte. Il est hors de question qu’un enfant vienne se mettre en travers de sa route. Elle décide d’avorter sans informer son ex amant de cette grossesse non désirée. Mais ce secret si bien gardé est révélé lorsqu’elle fait une fausse-couche en pleine intervention. Preston réalise qu’il tient à elle plus qu’il ne le croyait et revient auprès d’elle, lui donnant toutefois un ultimatum : il veut vivre une vraie relation de couple et non plus quelques parties de jambes en l’air dans les salles de repos. Cristina n’a d’autre choix que d’accepter.
Première étape : Preston informe Richard du fait qu’il vit une histoire avec une interne. Il ne rencontre que bienveillance de la part de son supérieur qui apprécie sa franchise. Ensuite, il insiste pour que Cristina emménage avec lui. Elle tente de l’en dissuader, lui faisant visiter son appartement jonché de vêtements sales, de vieux journaux et de bouteilles vides. Mais rien n’y fait. Et la jeune femme se retrouve presque malgré elle dans l’impeccable appartement de son amant.
A partir de là, plus rien ne semble devoir arrêter ce couple à qui tout réussit. Mais le jour où Preston est blessé par un tueur fou, Cristina doit faire face à un flot d’émotions diverses. C’en est trop pour elle. Elle craque et, malgré ses promesses, ne soutient pas son compagnon dans ce moment difficile. Elle ne parvient pas à reconnaitre le fier et arrogant chirurgien dans cet homme faible et diminué. Mais l’exemple de son amie, Izzie Stevens, qui vient de voir mourir son fiancé, l’aide à réaliser qu’elle a eu beaucoup de chance de ne pas perdre Preston. Elle revient alors près de lui et se montre toute dévouée, par exemple en lui rapportant des poulets pour qu’il puisse s’entraîner à faire des sutures. Elle va même beaucoup plus loin le jour où elle lui propose de le remplacer dans les interventions qu’il n’est plus à même d’assumer jusqu’au bout, à cause de sa main tremblante. Au début, c’est l’euphorie. Cristina maîtrise tout, depuis l’équipe jusqu’au planning, personne ne se rend compte de rien, tout marche comme sur des roulettes. Mais le jour où Richard propose à Preston la place qu’il a toujours convoitée, la belle mécanique s’enraye. Le chirurgien refuse de bâtir sa carrière sur un mensonge. Peu à peu, il va reprocher à son amie d’être à l’origine de tout ce gâchis. La pression devient trop forte pour la jeune femme qui, d’autre part, doit subir les commentaires acerbes de ses camarades et les accusations de George. Elle avoue tout à Richard Webber.
Très vite, le tout Seattle Grace ne parle plus que de ça. Cristina fait face, affrontant courageusement les quolibets ou, pire encore, les critiques de ses amis. Seule Meredith la comprend et la soutient. Et évidemment ce n’est pas sur Preston qu’elle doit compter. Lui, plus que tous les autres, lui en veut de l’avoir ainsi humilié publiquement. S’ils vivent toujours sous le même toit, il ne lui adresse plus la parole. Alors, parce qu’elle refuse d’admettre qu’elle est la seule à avoir commis la faute, parce qu’elle refuse aussi de perdre un peu plus la face, Cristina adopte la même attitude indifférente, ce qui ne l’empêche pas de prendre des nouvelles du chirurgien de façon détournée.
Il faudra le décès du père de George O’Malley pour que les deux amants se rendent compte à quel point cette lutte est vaine et stupide. C’est important d’avoir les gens qu’on aime près de soi. Preston consent enfin à annoncer à sa dulcinée que sa main est rétablie et, dans la foulée, il la demande en mariage. Après quelques hésitations, Cristina accepte, à condition de ne pas être obligée de porter la bague de fiançailles. Le problème, c’est que sa vision du mariage n’a pas changé depuis Stanford. Ça ne sert à rien ! Mais elle aime Preston, elle l’admire, alors elle veut lui faire plaisir. Et c’est pour cette raison qu’elle va accepter de se plier à sa vision des choses : un mariage en grandes pompes avec de nombreux invités, une robe blanche tout en dentelle, des vœux échangés… Ce n’est qu’au pied de l’autel que Preston se rendra compte qu’il est le seul à vraiment vouloir ce mariage. Il préfère l’annuler.
En arrivant à leur appartement qui a été vidé de tous les effets du chirurgien, Cristina comprend que c’est leur relation qui vient de prendre fin. Elle se sent à nouveau libre. Pourtant, au retour de son voyage de noces, qu’elle a fait avec Meredith, elle pense revoir Preston. Mais Derek lui apprend qu’il a remis sa démission peu après la cérémonie avortée et qu’il ne reviendra jamais. Cristina est déçue qu’il soit parti sans lui dire au revoir. Elle décide de tirer un trait définitif sur leur histoire et de se consacrer à nouveau totalement à sa carrière. L’amour c’est bien beau, mais ça prend trop la tête.
C’est compter sans le destin. Un jour, les victimes d’un accident de voiture arrivent aux urgences. Parmi elles, un major de l’armée américaine, Owen Hunt, lui-même chirurgien en traumatologie, rentré d’Irak pour une permission. Cristina est impressionnée par le militaire qui fait un peu figure de GI Joe : il fait une trachéotomie avec un bic, il suture ses propres plaies avec une agrafeuse, sans anesthésie, et après lui avoir retiré un pic de glace qui s’était fiché dans son abdomen, il lui donne un fougueux baiser, tout ça en l’espace de quelques heures. L’impression est forte, certes, mais sans conséquence puisque Owen doit rejoindre son bataillon.
Ayant démissionné de l’armée, il revient quelques mois plus tard, comme nouveau chef du service traumatologie de l’hôpital. Mais son attitude a totalement changé. Il dédaigne celle qu’il avait jadis embrassée. Désarçonnée, Cristina exige des explications. Elle les reçoit : ce qu’Owen a vécu en Irak a changé celui qu’il était, il n’est plus le même homme qui l’a embrassée. Pour son bien, elle doit l’oublier. C’est mal connaitre Cristina qui adore relever ce genre de défis. Petit à petit, Owen abaisse sa garde et ils entament une relation platonique.
Mais Owen a raison. L’Irak a laissé sa marque. A deux reprises, pendant un cauchemar, il blesse Cristina, la seconde fois bien plus gravement puisqu’il tente de l’étrangler. Elle pense pouvoir surmonter le traumatisme mais réalise rapidement que non : elle a peur de lui maintenant. Elle préfère mettre un terme à leur relation. Owen entreprend une thérapie qui semble porter ses fruits. Peu à peu, Cristina reprend confiance, au point qu’un jour elle ne craint plus d’avouer à Owen que, oui, elle l’aime et qu’elle est prête à vivre quelque chose avec lui.