OWEN HUNT
Nom : HUNT
Prénom : Owen
Statut : En relation avec Cristina Yang
Profession : Chef de traumatologie au Seattle Grace Hospital
Famille :
- Parents : inconnus
Aime : L’armée américaine - les traumas – utiliser des façons non conventionnelles d’exercer son métier -
Déteste : Etre impuissant - demander la permission - qu’on lui dise ce qu’il doit faire -
Points forts : Intelligent - combattant – confiant – empathique - débrouillard
Points faibles : Solitaire - irréfléchi –trop audacieux - présomptueux
Particularités : souffre de troubles de stress post-traumatiques
Surnoms : Major Badass – GI Joe
Vie personnelle
On ne sait pas grand-chose d’Owen Hunt si ce n’est qu’il a servi comme chirurgien en traumatologie dans l’armée américaine.
S’il accepte le poste de chef du service traumatologie que Richard Webber lui propose, c’est parce qu’il vient d’être limogé de l’armée après cinq ans de service en Irak. La dernière fois qu’il y est retourné, après une courte permission, il y a vécu un drame : lors d’une attaque, il a perdu les 19 hommes de son bataillon. Il n’a pas pu accepter l’idée qu’il avait survécu à ces 19 jeunes garçons.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ses méthodes militaires ne font pas fureur au Seattle Grace. Dès le début, il se heurte à Derek Shepherd et Mark Sloan, qui l’accusent de se la jouer MacGyver, avec des traitements parfois trop risqués pour les patients. Les résidents ne sont pas plus enthousiastes, surtout Izzie Stevens qui ne voit en lui qu’un homme cruel qui tue les animaux pour faire des expériences.
Peu à peu, pourtant, Owen s’adapte à la vie de l’hôpital et arrive même à nouer quelques camaraderies, comme avec Derek ou Callie Torres. Il s’investit également dans l’enseignement de sa discipline, prenant d’abord Alex Karev sous son aile. Mais au final, c’est George O’Malley qui retient son attention. Le sang-froid du jeune homme, son attitude devant les situations d’urgence, lui font pressentir qu’il y a là un candidat idéal pour la traumatologie.
La rencontre avec un jeune lieutenant qui brûle de repartir en Irak pour retrouver ses hommes réveille ses vieux démons. Il se persuade que s’il se sent mal, s’il fait des cauchemars, s’il est incapable d’avoir une vie stable, s’il n’a pas le courage d’annoncer à sa mère qu’il est revenu au pays, c’est parce qu’en fait, une partie de lui est restée en Irak. S’il veut retrouver un total équilibre, il doit repartir là-bas. C’est l’intervention de Cristina qui lui fait comprendre qu’il fait fausse route. Avec la jeune femme, il trouve la force de revoir à sa mère pour lui annoncer son retour. Cette visite, ainsi que la promesse d’une relation avec Cristina, lui apporte l’apaisement qui l’avait déserté depuis si longtemps. Il faut espérer maintenant que ce fragile équilibre ne sera pas remis en question par la mort de George qui a voulu suivre son exemple en s’enrôlant dans l’armée.
Vie amoureuse
Owen et Cristina se sont plus au premier regard. Lui, en uniforme militaire, qui fait abstraction de ses propres blessures pour s’inquiéter du sort de la personne dont il a sauvé la vie en pratiquant une trachéotomie de fortune, à l’aide d’un bic, puis suturant ses propres plaies à l’aide d’une agrafeuse. Comment Cristina aurait-elle pu résister à un tel homme ? Et lui s’amuse de l’aplomb dont elle fait preuve avec tous, même ses supérieurs, ce ton revêche qu’elle prend avec ses internes, ce sentiment de faiblesse et la honte qu’elle éprouve parce qu’à la suite d’un accident un pic de glace s’est fiché dans son abdomen. Cependant, malgré ce coup de foudre, Owen refuse la proposition d’emploi de Richard pour repartir à l’armée. Mais avant de partir, il embrasse fougueusement la jeune femme, qui est définitivement conquise par ce GI Joe sorti de nulle part.
Lorsqu’il revient quelques semaines plus tard, la donne a changé. Dorénavant, il fera partie du personnel en tant que chef du service traumatologie. Et ça, ça n’enchante pas Cristina qui ne se voit pas encore impliquée dans une relation amoureuse avec un titulaire. Mais à son grand étonnement, Owen la snobe, comme si le baiser qu’il lui avait donné n’avait jamais existé. Pire, il feint même d’ignorer son nom. A la fin de leur première journée, elle n’y tient plus et lui demande des comptes. Aculé, Owen s’explique. Il ne l’a pas oubliée mais il n’est plus le même homme. En Irak, il a vu toute son unité mourir, 19 jeunes garçons qu’il n’a pas su protéger. La culpabilité le ronge. Il pouvait penser à elle avant mais plus maintenant.
Mais ce n’est pas parce que l’on a pris une décision qu’il est facile de s’y tenir. S’il se montre bien plus dur avec Cristina qu’avec les autres résidents, Owen ne peut cependant s’empêcher de surveiller ses moindres faits et gestes, ressentant de la jalousie lorsqu’elle se fait draguer par Mark Sloan, lui apportant son soutien lorsqu’elle doit faire face au mépris de tous, après l’affaire des internes, lui faisant découvrir les bienfaits de la salle des chaudières lorsqu’elle est trop stressée, ne résistant pas, enfin, à l’embrasser de temps en temps lorsque la tentation est trop forte.
Pour la première fois de sa vie, Cristina est un peu perdue devant cet homme qui se complaît à souffler le chaud et le froid. Un jour plus dur que les autres, où elle est à bout de nerfs, elle le lui reproche sèchement. Pour se faire pardonner, Owen l’invite à sortir avec lui. Etonnée mais ravie, Cristina accepte. Malheureusement, la visite de la mère de Derek Shepherd fait capoter ce beau projet. Il a suffi qu’elle évoque avec l’ancien militaire les horreurs de la guerre pour que ses démons resurgissent. Il arrive chez Cristina, un bouquet de fleurs à la main mais très en retard et totalement saoul. S’il a bu, c’est pour se donner du courage parce que cela fait cinq ans qu’il n’a plus eu de rendez-vous avec une femme. Il sait qu’il ne la mérite mais il va tout faire pour lui donner ce qu’elle attend d’un homme. L’alcool aidant, il lui raconte un de ses faits d’armes. Cristina prend alors la mesure du mal-être dont Owen est l’objet et après avoir hésité, accepte de lui donner une seconde chance.
Mais avant que cela n’arrive, Owen retrouve par hasard son ancienne fiancée, Beth, avec laquelle il a rompu cinq ans plus tôt par un simple E-mail, juste avant de s’enrôler dans l’armée. En une journée Cristina reçoit un flot d’informations dont elle se serait aisément passée : outre la fiancée plaquée de façon peu élégante mais qui prie pour lui tous les soirs, il y a aussi la mère d’Owen qui ne sait toujours pas que son fils est revenu de la guerre. La jeune femme est choquée. A nouveau, Owen éprouve le besoin de se justifier. Il n’accepte pas l’homme qu’il est devenu, c’est pour cette raison qu’il n’a rien dit à sa mère. Il ne veut pas lire la déception et le chagrin dans ses yeux. Ça ne l’empêche pas d’espérer qu’il deviendra un jour digne de Cristina et qu’il pourra partager sa vie
Cependant tout cela va être réduit à néant. Owen est de plus en souvent la proie de cauchemars au cours desquels il revit la guerre. Un jour que Cristina veut le réveiller, il la blesse en la repoussant durement contre une étagère. Mais cela n’est rien en comparaison de ce qui se produit quelques jours plus tard. Alors qu’il est chez elle, Owen fait un nouveau cauchemar où les pales du ventilateur du plafond se confondent avec les hélices d’un hélicoptère et où Cristina devient l’ennemi à abattre. Il lui saute dessus pour l’étrangler. La jeune femme ne doit la vie sauve qu’à l’intervention de Callie. Mais si elle vit assez bien l’incident, le minimisant même pour apaiser l’inquiétude de Meredith, il n’en va pas de même pour Owen. L’idée qu’il aurait pu tuer la femme qu’il aime lui est intolérable. Cristina le rassure. Ce n’était qu’un cauchemar et elle peut très bien assumer sa part d’ombre. Emportés par leur passion, ils font l’amour. C’est juste après que Cristina réalise qu’elle a présumé de ses forces. Elle vient de faire l’amour avec lui mais elle a peur de s’endormir à ses côtés. Elle a peur de lui alors elle préfère rompre.
Owen comprend alors à quel point il est malade et accepte ce qu’il avait refusé jusqu’à présent : suivre une thérapie. Même si, avec l’aide du thérapeute, il arrive peu à peu à décoder ses actes, il craint encore de faire du mal à Cristina et préfère l’éviter. La jeune femme en souffre mais joue le jeu. Mais le jour où il lui dit qu’une part de lui-même est restée en Irak et que pour retrouver son équilibre, il doit y retourner, elle perd son calme, refusant de le soutenir dans cette entreprise qu’elle juge ridicule. S’il espère qu’elle va lui donner la permission d’aller se faire tuer, il se trompe.
Sous l’influence de la jeune femme, le chirurgien se rend avec elle chez sa mère. Ces retrouvailles émouvantes ont un effet inespéré. Pour la première fois depuis longtemps, Owen arrive à dormir sans faire aucun cauchemar. Cela signifie beaucoup pour lui, bien plus qu’une nuit calme, cela signifie qu’il y a de l’espoir. Tout peut s’améliorer, à commencer par lui. Il veut devenir meilleur pour elle et avec elle. Il n’en faut pas plus pour libérer Cristina qui ose enfin lui crier son amour. Oui, elle relève le défi. Ils seront meilleurs à deux.