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Time has come today
Voix off : Quinze Minutes, quinze heures, À l'intérieur du bloc, les meilleurs chirurgiens font voler le temps. A l’extérieur, cependant, le temps prend plaisir à nous botter le cul. Même au plus fort d’entre nous, il semble jouer des tours, ralentir jusqu'à geler, nous laissant incapables de nous déplacer dans quelque direction que ce soit…
Voix off : Le temps file. Le temps n’attend personne. Le temps guérit toutes les blessures. Tout le monde veut plus de temps. Du temps pour se lever. Du temps pour grandir. Du temps pour partir. Du temps…
I am a tree
Voix off : A chaque moment, le cerveau comprend 14 milliards de neurones qui fonctionnent à plus de 720 Km/h. Nous ne les contrôlons pas, pour la plupart. Quand nous avons la chair de poule, quand nous sommes excités par l'adrénaline, le corps suit naturellement ses pulsions, ce qui fait, je pense, que ce soit si dur pour nous de les contrôler. Bien sûr parfois, nous avons des pulsions que nous préfèrerions ne pas contrôler. Mais plus tard, nous aurions préféré les contrôler.
Voix off : Le corps est esclave de ses pulsions. Mais ce qui fait de nous des humains est ce que nous pouvons contrôler. Après la tempête, après la précipitation, après que le choc du moment soit passé, nous pouvons nous calmer et réparer les bêtises que nous avons commises. On peut laisser passer et recommencer...
Sometimes a fantasy
Voix off : Les chirurgiens fantasment habituellement sur des interventions sauvages et improbables. Quelqu'un s'évanouit dans un restaurant, on incise avec un couteau à beurre, on remplace une valve avec un bout de carotte creusé. Mais parfois des fantasmes se glissent furtivement dans nos rêves. La plupart de nos fantasmes s'évanouissent au réveil, enfouis dans notre subconscient. Mais parfois, nous sommes sûrs... que si on essaie suffisamment... nous pouvons vivre nos rêves.
Voix off : Le fantasme est simple : le plaisir, c'est bien, et deux fois plus de plaisir, c'est mieux. La douleur est mauvaise. Rien ne vaut une vie sans douleur. Mais la réalité est bien différente. La réalité, c'est que la douleur est là pour nous dire quelque chose. Et il y a peu de grands plaisirs qui ne provoquent pas de maux d'estomac. Et c'est mieux comme ça. Peut-être que certains rêves doivent rester des rêves, tout simplement.
What I am
Voix off : A un moment donné, pendant l'internat de chirurgie, la plupart des internes comprennent qui ils sont en tant que docteurs et le type de chirurgien qu'ils vont devenir. Si vous leur demandez, ils vous le diront… Ils seront chirurgiens généralistes, chirurgiens orthopédistes, neurochirurgiens… Ces distinctions font plus que décrire leur domaine de prédilection. Elles aident à définir qui ils sont. Parce qu'en dehors du bloc opératoire, non seulement la plupart des chirurgiens ne savent pas qui ils sont… mais aussi, ils ont peur de le savoir.
Voix off (Denny) : Papa, Maman, c'est moi. J'appelle depuis l'hôpital Seattle Grace, où une belle, talentueuse et incroyablement obstinée Dr. Isobel Stevens vient de me donner un nouveau cœur et a promis de m'épouser. Je sais que nous avons eu des différents et je suis désolé qu'on ne soit pas resté en contact. Croyez-le ou non, j'essayais de tout arranger. Je sais que vous êtes en colère. J'espère que vous me pardonnerez. Il se trouve que parfois, on doit faire de mauvais choix… Parfois, on doit faire une grosse erreur. Pour comprendre comment agir correctement. Les erreurs sont douloureuses. Mais c'est le seul moyen de découvrir qui on est vraiment. Je sais qui je suis maintenant. Je sais ce que je veux. J'ai l'amour de ma vie, un nouveau cœur, et je veux que vous preniez le prochain avion jusqu'ici et que vous rencontriez ma petite amie. Tout sera différent maintenant. Je promets qu'à partir de maintenant plus rien ne sera pareil. Je vous aime. Au revoir.
Oh, the guilt
Voix off : Tout d'abord, ne faire aucun mal. Comme médecins, nous prêtons serment d’honorer ce serment. Mais il arrive que ça se passe mal et alors la culpabilité surgit. Et il n'existe aucun serment pour nous dire comment vivre avec cela. La culpabilité ne vient jamais seule. Elle amène ses amis, le doute et l’insécurité.
Voix off : Parfois, même lorsqu’on essaie d’aider, on fait plus de mal que de bien. Après ça, la culpabilité pointe le bout de son horrible nez. Ce que vous faites de cette culpabilité ne dépend que de vous. Nous sommes face à un choix. Soit laisser la culpabilité vous ramener à la même situation qui a posé problème la première fois, soit nous a valu nos ennuis ultérieurs, ou tirer les leçons de la culpabilité et faire de votre mieux pour aller de l’avant.
Let the angels commit
Voix off : Y arriver. Y arriver vraiment. Pour un chirurgien, cela demande beaucoup d’implication. Nous devons être prêts à prendre ce scalpel et à faire une incision qui peut faire plus de mal que de bien. Tout dépend de notre implication car si elle était insuffisante, on n’aurait pas dû prendre ce scalpel au départ.
Voix off : Il y a des moments où même les meilleurs d'entre nous ont des problèmes d’engagement. Et nous pouvons être étonnés par les engagements que nous sommes prêts à laisser filer. Les engagements sont compliqués. Nous pouvons être surpris par les responsabilités que nous sommes disposés à prendre. Les vrais engagements prennent du temps et des sacrifices. C’est pourquoi parfois nous devons affronter des difficultés pour choisir nos engagements avec beaucoup de soin.
Where the boys are
Voix off : En tant que chirurgiens, nous avons l'habitude de chercher la petite bête. Parfois, le problème est facile à détecter. La plupart du temps, il faut y aller pas à pas. Premièrement, sonder la surface, voir s'il y a le moindre problème… Une masse, une lésion ou une bosse fâcheuse. La plupart du temps, on peut dire ce qui ne va pas seulement en regardant la personne. Mais parfois, vue de l'extérieur, elle peut sembler en parfaite santé, alors qu'à l'intérieur, c'est une toute autre histoire.
Voix off : Toutes les blessures ne sont pas superficielles. Certaines blessures sont plus profondes qu'on ne pourrait l'imaginer. On ne peut pas les voir à l'œil nu. Il y a aussi les blessures qui nous prennent par surprise. La ruse, avec tout type de blessure ou de maladie, c'est de bien chercher et de trouver la vraie source du mal. Et une fois qu'on l'a trouvée... il faut essayer autant que possible de la guérir.
Staring at the sun
Voix off : La plupart des gens ignorent qu'il y a un angle mort dans notre champ de vision. Il y a une partie du monde qui nous est invisible. Le problème avec les angles morts, c'est qu'ils nous cachent les choses qu'on ne devrait pas ignorer. Parfois, grâce à ces angles morts, nos vies restent radieuses et rayonnantes.
Voix off : Concernant nos angles morts, peut-être que nos cerveaux ne compensent pas, peut-être qu'ils nous protègent.
From a whisper to a scream
Voix off (Cristina) : En tant que docteurs, nous connaissons les secrets de tout le monde. Le passé médical, le passé sexuel... des informations confidentielles qui sont aussi importantes pour un chirurgien qu'une lame de 10... et aussi dangereuses. Nous gardons ces secrets, il le faut… Mais nous ne pouvons pas garder tous les secrets.
Voix off : En un sens, la trahison est inévitable. Quand nos corps nous trahissent, la chirurgie est souvent un bon moyen de se rétablir. Quand nous nous trahissons, le chemin de la guérison est moins évident. On fait tout ce qu'il faut pour regagner la confiance perdue. Et puis, il y a des blessures, des trahisons, qui sont si profondes, si lourdes qu'il est impossible de regagner ce qui a été gâché. Et quand ça se produit, il n'y a rien à faire, à part attendre.
Don't stand so close to me
Voix off : A la fin de la journée, quand on en arrive là, la seule chose que nous voulons vraiment, c'est être proche de quelqu'un. Alors cette histoire de garder nos distances et de faire semblant de ne pas nous préoccuper des autres, ce ne sont souvent que des conneries. Nous choisissons les personnes dont nous voulons être proches et une fois qu'on a choisi ces personnes… nous cherchons à rester proches d’elles… Peu importe à quel point nous les avons blessées… Ceux qui sont encore à nos côtés à la fin de la journée… ceux-là sont ceux qu’il faut garder. Et bien sûr, parfois il arrive que l'on soit trop proche de quelqu'un. Mais parfois, cette intrusion dans notre intimité peut être exactement ce dont nous avions besoin.
Six days (part 1)
Pas de voix off
Six days (part 2)
Pas de voix off
Great expectations
Voix off : Personne ne pense que sa vie ne sera que sympa ou normale. Nous pensons tous que nous allons être géniaux et, depuis ce jour où nous avons décidé d’être chirurgien, nous développons toutes sortes d’attentes… des attentes par rapport au chemin que nous allons pouvoir nous frayer… les gens que nous pourrons aider, la différence que nous ferons… de grands espoirs que ce que nous deviendrons… là où nous irons… Et puis on y arrive !
Voix off : On pense tous qu’on va être génial et on se sent un peu lésé quand ce qu’on attend n’arrive pas. Mais parfois, ce qu’on espère nous dépasse. Parfois, ce que l’on espère est bien moins important que ce que l’on obtient. Vous devez vous demander pourquoi nous nous accrochons à nos espérances. C’est parce que l’espoir, c’est ce qui nous fait tenir debout… encore. L’espoir, c’est juste le commencement. L’inattendu, c’est ça qui change la vie !
Wishin' and hopin'
Voix off : En tant que chirurgiens, nous sommes habitués aux pires des scénarios. Nous nous empêchons d'espérer le meilleur parce que trop souvent, ce n'est pas ce qui se passe. Mais de temps à autre, quelque chose d'extraordinaire se produit… Et tout d'un coup… de bien meilleurs scénarios semblent possibles. Et de temps à autre, il se passe quelque chose de stupéfiant. Et tout en sachant qu'il ne faut pas… nous commençons à espérer.
Voix off :En tant que médecins, nous avons appris à ne donner que les faits aux patients. Mais ce que nos patients veulent vraiment savoir, c'est… Est-ce que la douleur va disparaître ? Est-ce que je vais me sentir mieux ? Est-ce que je suis guéri ? Ce que nos patients veulent vraiment savoir, c'est… y a-t-il de l'espoir ? Mais il y a des moments où l’on se retrouve inévitablement, dans le pire des scénarios. Quand les corps des patients les trahissent, et quand toute la science que nous avons à leur offrir ne peut pas les aider, quand le pire des scénarios se présente, garder espoir est tout ce qui nous reste.
Walk on water
Voix off : Des disparitions se produisent dans le domaine de la science… Des maladies peuvent soudainement disparaître, des tumeurs sont portées disparues, Nous ouvrons quelqu'un pour découvrir que le cancer n'est plus là. C'est inexplicable, c'est rare, mais ça arrive. Nous appelons cela un mauvais diagnostique… Nous disons ne pas l'avoir vu au début… N'importe quelle excuse vaut mieux que la vérité. Cette vie est pleine de choses qui disparaissent. Si une chose que nous avions sans le savoir disparaît, est-ce qu’elle peut nous manquer ?
Drowning on dry land
Voix off : Comme je l’ai déjà dit, des disparitions se produisent. Les douleurs disparaissent. Le sang cesse de circuler et les gens… les gens s’effacent dans la nature. J’ai encore tant de choses à dire… tant de choses. Mais… je disparais.
Some kind of miracle
Voix off : Des miracles se produisent. Etant des adorateurs sur l’autel de la science, nous n’aimons pas croire que les miracles existent. Mais ils existent. Des choses se produisent. On ne peut les expliquer ni les contrôler. Pourtant il y en a. En médecine, des miracles se produisent. Ils se produisent tous les jours mais pas toujours quand on aurait besoin qu’ils se produisent.
Voix off : À la fin d'un jour comme celui-ci, une journée où tant de prières ont été exaucées et tant d’autres non… on prend les miracles là où on peut. On atteint l’autre côté du vide et parfois, contre toute probabilité, contre toute logique, on en touche un.
Scars and souvenirs
Voix off : Les gens ont des cicatrices à toutes sortes d'endroits inattendus, comme des cartes secrètes de leurs histoires intimes, des schémas de toutes leurs blessures passées. La plupart de nos blessures se referment, ne laissant rien d’autre derrière elles qu'une cicatrice. Mais certaines plaies restent ouvertes.
Voix off : Quel est le pire ? De nouvelles blessures, abominablement douloureuses ? Ou d’anciennes plaies qui auraient dû se refermer il y a des années mais qui sont restées ouvertes ? Nos anciennes blessures nous apprennent peut-être quelque chose. Elles nous rappellent ce par quoi nous sommes passés et ce que nous avons surmonté. Elles nous apprennent ce que nous devons éviter à l'avenir. C'est ce que nous aimons penser. Mais les choses ne se passent pas de cette façon, pas vrai ? Il y a des choses que nous devons apprendre encore, et encore et encore.
My favourite mistake
Voix off : Les chirurgiens ont toujours un plan.... Où inciser, où clamper, où recoudre. Mais même avec les meilleurs plans, des complications peuvent survenir, les choses peuvent mal tourner... Et soudain, on se trouve dans une situation embarrassante.
Voix off : Le problème avec les plans, c'est qu'ils ne prennent pas en compte l'imprévu. Alors, quand quelque chose d'inattendu se produit, que ce soit en salle d'op’ ou dans la vie, nous devons improviser. Bien sûr, certains d'entre nous sont meilleurs que d'autres à ce petit jeu. Certains d'entre nous doivent simplement passer au plan B... Ce qu'on veut, c’est exactement ce qu'il nous faut. Mais parfois... parfois, ce qu'il nous faut... c'est un nouveau plan. Et il faut s'en accommoder.
Time after time
Voix off : L'histoire d'un patient est aussi importante que ses symptômes. C’est ce qui nous aide à décider s’il s’agit d’une crise cardiaque, de brûlures d'estomac, d’une tumeur, d'un mal de tête. Parfois les patients essaient de réécrire leur propre histoire. Ils affirment qu’ils ne fument pas ou oublient de mentionner la prise de certains médicaments… ce qui, en chirurgie, peut signifier le baiser de la mort. Nous pouvons ignorer tout ce que nous voulons mais en fin de compte, notre histoire revient toujours nous hanter.
Voix off : Certaines personnes pensent que sans histoire, nos vies se résument à rien. Lorsque nous sommes placés devant un choix, faut-il nous retourner vers le passé ou faire un pas en avant vers quelque chose de nouveau ? Il est difficile de ne pas être hanté par notre passé. Notre histoire est ce qui nous forme… ce qui nous guide. Notre histoire refait surface au fil du temps, jour après jour. Aussi devons-nous nous rappeler que parfois l'histoire la plus importante est l'histoire que nous vivons aujourd'hui.
Desire
Voix off : En tant qu'interne, on sait ce qu’on veut, devenir chirurgien. Et on ferait n'importe quoi pour y arriver. Souffrir pendant des examens éreintants, travailler 100 heures par semaine, passer des heures dans des salles d’opération. Vous en rêvez, on le fait. La partie la plus dure est de concilier l’énorme envie d’être chirurgien avec tout le reste.
Voix off : Trop souvent, ce que nous désirons le plus est ce que nous ne pouvons pas avoir. Le désir nous laisse le cœur brisé, il nous épuise. Le désir peut ruiner nos vies. Même s’il est dur de vouloir vraiment quelque chose… les personnes qui souffrent le plus sont celles qui ne savent pas ce qu’elles veulent.
The other side of this life (part 1)
Voix off : L’idéal serait qu’on soit heureux dès qu'on atteint nos buts. Trouver le gars, finir notre internat de médecine, voilà le rêve. Puis on y arrive… Et si on est humain, on commence tout de suite à rêver à quelque chose d'autre. Parce que si c'est ça, le rêve... alors, on aimerait se réveiller.
The other side of this life (part 2)
Voix off : À certains moments, on accepte peut-être que le rêve devienne un cauchemar. On se dit à soi-même que la réalité est mieux. On se convainc soi-même que c'est mieux de ne pas rêver du tout. Mais les plus forts d'entre nous, les plus déterminés, s'accrochent à leur rêve. Ou on se trouve face à un nouveau rêve qu'on n'avait pas imaginé. On se surprend à se redécouvrir… contre toute probabilité… à ressentir de l'espoir. Et si on est vraiment chanceux, on réalise… face à chaque chose, face à la vie… que le vrai rêve… c'est d'être capable de rêver de tout.
Testing 1 2 3
Voix off : L’éducation d’un chirurgien ne s’arrête jamais. Chaque patient, chaque symptôme, chaque opération est un test, une occasion pour nous de montrer ce que l’on sait … et tout ce que l’on a encore à apprendre.
Didn't we almost have it all ?
Voix off (Richard) : Etre chef est une responsabilité. Chaque patient du service chirurgie de l’hôpital est le vôtre. Peu importe que vous soyez celui qui les incise ou pas. Le scalpel s’arrête à ça. Vous devez être à même de vous occuper de la famille. Et de leur dire que votre équipe a fait tout ce qu’elle pouvait pour sauver un des leurs. Le mari, la femme… Vous êtes occupé à …prendre soin de la famille des autres. Et la responsabilité vous rend…Vous prenez soin de la famille des autres et vous sacrifiez la vôtre.
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