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A change is gonna come
Voix off : Dans l’exercice de la médecine, le changement est inévitable. De nouvelles techniques chirurgicales sont créées. Les procédures sont actualisées. Les niveaux de compétence augmentent… L’innovation est essentielle. Rien ne reste jamais pareil très longtemps. Soit nous nous adaptons au changement … soit nous restons sur la touche.
Voix off : Le changement… on n’aime pas ça. On en a peur. Mais on ne peut rien faire pour l’empêcher d’arriver. Soit on s’adapte au changement … soit on reste en arrière. Ça fait du mal de grandir. Celui qui vous dit que ce n'est pas vrai est un menteur. Voilà la vérité. Parfois, plus les choses changent, plus elles restent les mêmes. Et parfois… oh parfois… le changement a du bon. Parfois le changement est … tout.
Love addiction
Voix off : A l’hôpital, nous voyons des dépendances tous les jours. C’est choquant de constater le nombre de dépendances qui existent. Ce serait trop facile s’il n’y avait que les drogues, l’alcool et les cigarettes. Je pense que le plus difficile, quand on veut se débarrasser d’une habitude, c’est de le vouloir. On ne devient pas dépendant pour rien, n’est-ce pas ? Souvent, trop souvent, les choses qui, au début, semblaient faire partie de votre vie, peuvent dépasser les limites jusqu’à en devenir obsessionnelles, compulsives, incontrôlables. On court après le nirvana, le nirvana qui fait que tout le reste s’efface.
Voix off : Le truc avec les dépendances, c’est que ça ne finit jamais bien, parce qu’au bout du compte, ce qui nous faisait atteindre le nirvana arrête de faire du bien et commence à faire mal. On dit qu’on ne se défait pas d’une habitude avant d’avoir touché le fond. Mais comment savoir si c’est le cas ? Parce que peu importe le mal que ça nous fait, parfois, se séparer de quelque chose est encore plus douloureux.
Let the truth sting
Voix off : Les docteurs donnent à leurs patients bon nombre de choses. Nous leur donnons des médicaments, nous leur donnons des conseils et la plupart du temps, nous leur offrons toute notre attention. Mais surtout, la chose la plus importante que nous pouvons donner à un patient, c’est la vérité. La vérité est dure, la vérité est déroutante et très souvent la vérité est blessante. Je veux dire ... les gens disent vouloir la vérité mais la veulent-ils vraiment ?
Voix off : La vérité est douloureuse. Au fond personne ne veut l’entendre spécialement quand elle nous touche de trop près. Parfois, nous disons la vérité parce que c’est tout ce que nous avons à offrir. Parfois, nous disons la vérité parce que nous avons besoin de l’entendre. Et parfois, nous disons la vérité parce qu’on ne peut pas s’en empêcher. Et parfois… nous la disons… parce que nous la devons…
The heart of the matter
Voix off : Dans la vie, une seule chose est assurée, hormis la mort et les impôts. Peu importe les efforts, peu importe les bonnes intentions, on fait des erreurs. On blesse des personnes. On est blessé. Et si jamais on veut se rattraper, il n’y a vraiment qu’une seule chose à dire.
Voix off : Pardonner et oublier. C’est ce qu’ils disent. C’est un bon conseil mais, en pratique, c’est autre chose. Quand quelqu’un nous fait du mal, nous voulons lui faire du mal en retour. Quand quelqu’un nous fait du tort, nous voulons être juste. Sans pardon, les vieilles blessures ne guérissent jamais. Les plaies ne cicatrisent pas. Et tout ce que nous pouvons souhaiter est qu’un jour nous serons assez heureux pour oublier.
Haunt you every day
Voix off : Il y a une bonne raison à ce que les chirurgiens apprennent à manier le scalpel. Nous aimons prétendre que nous sommes des scientifiques purs et durs. Nous aimons prétendre que nous sommes courageux. Mais la vérité est que nous choisissons de devenir chirurgiens car quelque part, tout au fond, nous pensons pouvoir trancher ce qui nous hante… la faiblesse, la fragilité, la mort.
Voix off : Ça ne concerne pas que les chirurgiens. La vérité est que je ne connais pas une personne qui n’ait jamais été hantée par quelque chose ou quelqu’un. Et qu’on essaie d’enlever la douleur avec un scalpel ou de la cacher au fond d’un placard, généralement, nos efforts échouent. La seule façon dont nous pouvons nous débarrasser des toiles d’araignée, c’est de tourner une nouvelle page ou d’enterrer les vieilles histoires… pour que finalement … finalement elle puissent reposer en paix.
Kung Fu Fighting
Voix off : Il y a une chose à savoir sur les chirurgiens. Peut-être est-ce de l’orgueil ou s’agit-il seulement de se montrer dur, mais un vrai chirurgien n’admettra jamais qu’il a besoin d’aide si cela ne s’avère pas absolument nécessaire. Les chirurgiens ne demandent pas d’aide parce qu’ils sont plus forts que ça. Les chirurgiens sont comme des cow-boys, ils sont bruts, durs. Du moins, c’est ce qu’ils aimeraient que l’on pense.
Voix off : Tout au fond de nous, on veut tous croire qu’on peut être des durs. Mais être dur ne signifie pas simplement être fort. C’est aussi accepter. Parfois, il faut se donner la permission de ne pas être pour une fois un dur. On n’a pas à être fort à tout instant de la journée. Il n’y a pas de problème à parfois abaisser sa garde. En fait, il y a des moments où c’est la meilleure chose à faire, pour autant qu’on choisisse bien son moment.
Physical Attraction Chemical Reaction
Voix off : Avant d’être médecins, nous avons été des étudiants en médecine, ce qui signifie que nous avons passé un temps fou à étudier la chimie….chimie organique… biochimie… Nous avons tout appris. Mais lorsqu’il s’agit de l’alchimie entre les êtres humains, une seule chose compte vraiment. Soit on l’a, soit on ne l’a pas.
Voix off : L’alchimie… soit vous l’avez… soit vous ne l’avez pas.
Forever Young
Voix off : Il arrive un moment dans la vie où l’on devient officiellement un adulte. Soudain, on devient assez vieux pour voter, pour boire et s’impliquer dans toute autre activité réservée aux adultes. Soudain, on attend de vous que vous soyez responsable, sérieux, un adulte. On devient plus grand, on devient plus vieux, mais devient-on réellement plus mûr ?
Voix off : Il y a plusieurs manières de grandir. On fonde une famille, on se marie, on divorce. Mais, pour la plupart, on a encore les mêmes problèmes que ceux que l’on avait à 15 ans. Peu importe le fait qu’on grandisse ou qu’on vieillisse, on continue à faire des faux pas, à s’interroger… toujours.
Crash into me (part 1)
Voix off : Nous choisissons la médecine parce que nous voulons sauver des vies. Nous choisissons la médecine parce que nous voulons faire du bien. Nous choisissons la médecine pour nous stimuler, pour nous élever, pour avancer. Mais ce dont on se souvient à la fin de la plupart de nos journées, ce sont les pertes que nous avons faites. C’est ça qui nous retient éveillés la nuit : la douleur que nous causons ou que nous échouons à soigner, les vies que nous ruinons ou que nous ne parvenons pas à sauver. La pratique de la médecine ressemble rarement au but que nous nous sommes fixé. Trop souvent, l’expérience nous fait reculer et déprimer.
Crash into me (part 2)
Voix off : A la fin de la journée, l’exercice de la médecine peut s’apparenter à un rêve. Nous choisissons la médecine parce que nous voulons sauver des vies. Nous choisissons la médecine parce que nous voulons faire du bien. Nous choisissons la médecine pour nous stimuler, pour nous élever, pour avancer. Mais ce dont on se souvient à la fin de la plupart de nos journées, ce sont les pertes que nous avons faites. C’est ça qui nous retient éveillés la nuit : la douleur que nous causons… les maux que nous ne parvenons pas à guérir… les vies que nous ruinons ou que nous ne parvenons pas à sauver. La vérité, c’est qu’à la fin de la journée, plus souvent qu’à son tour, nous sommes sens dessus dessous.
Voix off : Certains jours, le monde entier nous semble sens dessus dessous. Mais d’une façon ou d’une autre, et probablement au moment où on s’y attend le moins, le monde se remet lui-même en place.
Lay your hands on me
Voix off (Bailey) : Au commencement, Dieu créa le Paradis et la Terre, du moins c’est ce qu’on dit. Il créa les oiseaux dans les airs et les animaux sur le sol, et il regarda sa création et il fut satisfait. Alors Dieu créa l’homme, et depuis c’est la débandade. L’histoire dit que Dieu a créé l’homme à son image mais il n’y a pas de preuve. Après tout Dieu a créé le soleil et la lune et les étoiles, seul l’homme pose problème. Et lorsque l’homme se trouve lui-même en difficulté, c’est-à-dire la plupart du temps, il se tourne vers plus grand que lui. Vers l’amour ou le destin ou la religion pour que tout ait un sens. Mais pour un chirurgien, la seule chose qui ait un sens, c’est la médecine.
Voix off (Bailey) : En tant que médecins, nous en savons plus maintenant sur le corps humain que sur tout autre point de notre histoire. Mais le miracle de la vie lui-même, pourquoi les gens vivent et meurent, pourquoi ils blessent et pourquoi ils sont blessés, c’est encore un mystère. Nous voulons connaître la raison, le secret, la réponse de la fin du livre … parce que la pensée que nous sommes tout seuls ici en bas est un fardeau trop lourd à porter pour nous. Mais à la fin de la journée, le fait que nous soyons là, les uns pour les autres, en dépit de nos différences, peu importe ce que nous croyons, c’est une raison suffisante pour garder la foi.
Where the wild things are
Voix off : On aime penser que nous sommes des êtres rationnels, humains, consciencieux. Civilisés, réfléchis… Mais quand tout s’écroule, même juste un peu, il devient clair que nous ne valons pas mieux que les animaux. Nous avons des pouces opposables, nous pensons, nous respectons des règles, nous parlons, nous rêvons, mais au fond, nous pataugeons toujours dans la boue, mordant, pinçant, griffant une existence dans ce monde froid et sombre comme le reste des reinettes et des paresseux.
Voix off : Il y a un peu d’animal en chacun de nous et c'est peut-être quelque chose que nous devrions célébrer. Notre instinct animal est ce qui nous fait rechercher le confort, la chaleur, une bande avec qui courir. On peut se sentir en cage, emprisonné, piégé, mais en tant qu’êtres humains, on peut trouver une façon de se sentir libre. On est le gardien des autres. Nous sommes gardiens de notre propre humanité. Et même s’il y a une bête en chacun de nous, ce qui nous différencie des animaux; c'est que l'on peut penser, ressentir, rêver et aimer. Contre toute attente, contre tout instinct, nous évoluons.
Pieces of My Heart
Voix off : Les grands chirurgiens ne le deviennent, ils le sont depuis la naissance. Cela demande de la gestation, de l’incubation, du sacrifice, beaucoup de sacrifices. Mais après que tout le sang, les boyaux, toutes ces choses soient nettoyées, quel chirurgien devenez-vous ? Ça en vaut totalement la peine.
Voix off :Donner naissance peut être quelque chose d'intense et magique, mais l'acte en lui-même ? Ce n'est pas exactement agréable. Mais c'est aussi le commencement de quelque chose d’incroyable, quelque chose de nouveau, quelque chose d'imprévisible, quelque chose de vrai, quelque chose qui vaut la peine d'aimer, quelque chose qui vaut la peine de manquer.. quelque chose aussi qui va changer votre vie pour toujours.
The Becoming
Voix off : J’étais un bon docteur. Même si c’était dur. J’étais claire dans ma tête. Il y a eu un moment où j’ai pensé : Je ne peux pas faire ça. Je ne peux pas le faire seule. Mais j’ai fermé les yeux et j’ai imaginé le faire. Et je l’ai fait. J’ai empêché la peur d’entrer et je l’ai fait.
Losing My Mind
Voix off : Quand on est résident, le problème, c’est qu’on devient dingue. On ne dort plus depuis des années. On passe la journée au milieu de gens en pleine crise. On perd sa capacité à distinguer ce qui est normal pour soi ou pour les autres. Et pourtant les gens vous demandent constamment votre avis sur ce qu’ils doivent faire. Bon sang ! Comment êtes-vous supposé le savoir ? Vous ne savez même pas comment faire vous-même. C’est une mauvaise idée d’attendre. Je veux dire, c’est ta santé qui est en jeu.
Voix off : Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous plutôt comment ils ne le deviennent pas, confrontés à tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant. Demandez vous ce qui arrive à nous faire tenir le coup.
Freedom
Voix off : Ma mère disait toujours que pour un chirurgien, une journée sans décès était un cadeau précieux. Chaque jour, on affronte la mort. Et chaque jour, on espère un sursis. On est lié à la mort, enchaîné comme des prisonniers… captif.
Some kind of miracle
Voix off : Des miracles se produisent. Etant des adorateurs sur l’autel de la science, nous n’aimons pas croire que les miracles existent. Mais ils existent. Des choses se produisent. On ne peut les expliquer ni les contrôler. Pourtant il y en a. En médecine, des miracles se produisent. Ils se produisent tous les jours mais pas toujours quand on aurait besoin qu’ils se produisent.
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